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Epidémie de dengue 2017

Prévention et sécurité 31 mars 2017

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Une nouvelle épidémie de dengue se propage à travers les quartiers de Nouméa et sur l’ensemble du territoire.

Les 3 dernières épidémies ont tué 27 Calédoniens !

Cette année, l’épidémie concerne la dengue de type 1, 2 et 3 ainsi que le Zika et le Chikungunya ce qui augmente considérablement le risque de contagion.

En effet la dernière épidémie de dengue de type 2 remonte à 1998. Le système immunitaire des Calédoniens ne les protègent plus contre ce type de virus.
Des premiers cas locaux ont déjà été déclarés.

Le Zika et Chikungunya sont des virus dont l'apparition est récente et contre lesquels peu d'entre nous sont immunisés.

Nous constatons à ce jour deux fois plus d'hospitalisations qu'habituellement.
Il faut donc être très vigilant et tous se mobiliser pour stopper l'épidémie.

Pour toutes questions relatives à l'épidémie en cours, vous pouvez contacter la Direction des Risques Sanitaires au 27 78 61.

Sommaire :

- Les actions à mener
- La situation actuelle
- Cartographie des cas de dengue sur Nouméa
- Epandages
- Epidémie 2017 - Problèmes et solutions
- En savoir plus


 

3 actions urgentes à mener :

  • Détruisez les gîtes larvaires chez vous et partout où vous en voyez :
    videz et nettoyez ce qui peut contenir ou retenir de l’eau stagnante de pluie ou d’arrosage. 
    En savoir plus : « comment détruire les gîtes larvaires ?)

    Contactez le service Allo ! mairie au 050 080 (numéro gratuit) pour signaler des gîtes larvaires afin que des agents interviennent pour les détruire.
  • Dès les premiers symptômes, consultez votre médecin.
    La consultation chez le médecin permet :
    - de confirmer la maladie
    - d’enclencher les actions de la Direction des Risques Sanitaires de la Ville
     
  • Si vous êtes porteur du virus :
    restez chez vous et protégez-vous avec des répulsifs pour ne pas propager la maladie à votre entourage (famille, voisins, collègues, etc)

 

Téléchargez le flyers concernant l'épidémie en cours.

Mobilisons-nous pour stopper l’épidémie, des vies dépendent de nous !

Pas de gîtes = Pas de moustiques = Pas de dengue

 

La situation actuelle :

Mise à jour du 14/04/2017

Nombre de cas de dengue à Nouméa depuis le 01/01/20171072
Nombre de cas de dengue en Nouvelle-Calédonie depuis le 01/01/20172392
% de cas de dengue à Nouméa45%

 

 

Cartographie des cas de dengue sur Nouméa :

Cliquez sur l'image pour télécharger le document.

Mise à jour du 18/04/2017

Epandages

2 solutions pour s'informer sur les épandages effectués sur Nouméa :

 

Epidémie 2017 - Problèmes et solutions

Problèmes

1. Trois types de virus de la dengue sont en circulation (1, 2 et 3)

Les Nouméens ne sont plus immunisés contre le virus de type 2 (en provenance du Vanuatu) car la dernière épidémie date de 1998. C’est la première fois que tous les types de virus sont présents en même temps avec quelques cas de zika et de chikungunya.
Nouméa est en état d’urgence sanitaire.

2. Les malades ne se protègent pas des piqûres

Une personne malade qui ne se protège pas transmet le virus à sa famille, ses amis, ses voisins ou ses collègues. C’est le principe de l’épidémie qui se développe chaque jour un peu plus si on ne protège pas ses proches.
La durée de vie du moustique est de 3 semaines. Un seul moustique infecté peut contaminer des dizaines de personnes en les piquant.

3. La dengue est une maladie grave

Les Calédoniens ont banalisé la maladie car la plupart des malades ont les symptômes d’une grosse grippe. Malheureusement, quelques-uns d’entre eux (1 sur 500) auront des complications qui nécessiteront leur hospitalisation et pourront en mourir. 27 Calédoniens sont morts lors des 3 dernières épidémies.

4. les épandages d’insecticide chimique ne suffisent pas pour stopper l’épidémie

Les épandages d’insecticide tuent les moustiques adultes mais pas les larves. Les moustiques continuent à se reproduire.
De plus, les moustiques sont devenus aujourd’hui résistants aux insecticides chimiques utilisés (50% seulement de mortalité avec la deltaméthrine).
 
 

Solutions

1. La Ville de Nouméa remplace les épandages d’insecticide chimique par la pulvérisation de larvicide biologique (BTI)

Chaque femelle pond 200 œufs qui deviennent des larves au contact de l’eau. C’est là qu’il faut agir pour tuer l’épidémie dans l’œuf. En bloquant le cycle de reproduction, la population des moustiques vecteurs de la dengue diminue.
Le BTI est un larvicide totalement inoffensif pour l’homme puisque c’est une bactérie déjà présente à l’état naturel. Ce traitement est appliqué depuis de nombreuses années sans impact sur les écosystèmes ou sur les animaux.
Cette technique « bio », plébiscitée par les associations environnementales, vient de passer avec succès les tests réalisés par la DASS-NC.
Elle permet aussi de traiter les gouttières souvent difficiles d’accès.

2. Les Nouméens doivent traiter les endroits inaccessibles (zones couvertes ou trop éloignées de la pulvérisation)

Chaque Nouméen doit supprimer chez lui les eaux stagnantes qui permettent aux moustiques de se reproduire ou traiter les zones inaccessibles avec des larvicides (qui tuent les larves).
Une campagne de communication est lancée pour les inciter à agir et à effectuer les gestes simples pour stopper l’épidémie.
L’action de la Ville de Nouméa complète la leur.

3. La Ville de Nouméa renforce ses équipes d’interventions

Lorsque un malade est identifié (cas déclarés par le réseau sentinelle des médecins), les agents de la Direction des risques sanitaires se rendent à son domicile pour détruire les gîtes larvaires et agissent aussi chez les voisins.
Le recrutement de 10 nouveaux techniciens permet d’augmenter le nombre d’interventions sur le terrain.

4. La Ville de Nouméa mobilise ses 1200 agents

Chaque agent est sollicité pour intervenir sur son lieu de travail, sur les terrains et les constructions de la municipalité (écoles, équipements sportifs et culturels, chantiers...) et à son domicile.
Une cellule de crise a été activée depuis le début de l’épidémie. Elle suit son évolution et l’efficacité des actions engagées.
 

 

En savoir plus :

- Les symptômes de la dengue
La dengue est une maladie mortelle.
Depuis 2003, 27 Calédoniens sont morts de la dengue !

Symptômes :

  • Forte fièvre (39 – 40°C),
  • Maux de tête
  • Fatigue
  • Courbatures généralisées (muscles et articulations),
  • Nausées, vomissements,
  • Eruption cutanée (de type rougeole),
  • Hémorragies (conjonctivales, nasales)

Dengues sévères mortelles :
Dengue hémorragique, dengue avec syndrome de choc

  • Fièvre persistante,
  • Hémorragies multiples (gastro-intestinales, cutanées, cérébrales)
  • Chez les enfants de moins de 15 ans notamment, état de choc
  • Douleurs abdominales
- Comment détruire les gîtes larvaires ?
Les gestes simples pour stopper l’épidémie !
Les gîtes larvaires se trouvent chez vous, dans tout ce qui peut contenir de l’eau claire (de pluie et d’arrosage) car le moustique ne pond pas dans l’eau sale.

Sans nettoyage régulier, les oeufs accrochés aux parois se transforment en larves à la prochaine pluie même après plusieurs mois.

Comment détruire les gîtes larvaires ?
  • Je vide et je nettoie :
    - les pots de fleurs, les sous-pots,
    - les gamelles des animaux domestiques,
    - les jouets d’enfants, les piscines gonflables,
    - les seaux à boutures, les bassines,
    - les outils, les brouettes.
     
  • Je tonds ma pelouse et je traite les plantes, qui peuvent contenir de l’eau, avec des larvicides
    (arbres du voyageur, souches de bambou, creux d’arbres...).
     
  • Je mets à l’abri ou couvre :
    - les outils de jardinage (seaux, pelles, arrosoirs, bacs...),
    - les cendriers, les poubelles, les casseroles, les verres ou les récipients divers,
    - les barbecues,
    - les outils de travaux, les parpaings…
    - les pneus, les carcasses de voitures…
    - les encombrants.
     
  • Je vide et nettoie les gouttières, les siphons d’évier à l’extérieur, les regards d’eaux pluviales…
- Vrais ou faux sur la dengue

- L’Aedes aegypti, moustique vecteur de la dengue, pique la nuit : FAUX !
Il ne pique que le jour et de préférence le matin et le soir, au lever et au coucher du jour. Son vol est silencieux.

- Il se développe dans les flaques d’eau à même le sol : FAUX !
Les flaques n’ont pas de rebords sur lesquels la femelle adulte a besoin de s’appuyer pour pondre ses œufs, et la forte présence de matière organique n’est pas propice au développement de ses larves.

- Il grouille dans les caniveaux : FAUX !
Il n’aime que les eaux propres, claires et douces qui stagnent dans les réceptacles autour de la maison (gouttières, sous-pots, jouets d’enfant...). Le moustique qui se développe dans l’eau des caniveaux n’est pas vecteur de la dengue.

- Il grouille dans les mangroves : FAUX !
C’est un autre moustique, non vecteur de la dengue, qui aime les eaux salées des marécages et des mangroves.

- Une seule piqûre suffit pour le rassasier : FAUX !
L’Aedes aegypti ne prend que quelques gouttelettes de sang sur la personne piquée et va en piquer une autre, puis encore une autre.

- La femelle adulte pond tous ses œufs au même endroit : FAUX !
Son instinct de survie lui indique de pondre dans différents gîtes : elle peut laisser quelques œufs dans un sous-pot, en mettre d’autres dans un pneu, une gouttière, etc.

- Bon à savoir

- Le moustique Aedes aegypti pique uniquement le jour en silence. On ne l’entend pas voler, c’est pourquoi il faut se protéger avec des répulsifs.

- Chaque femelle moustique pond environ 200 œufs. Au contact de l’eau, ils donnent des larves. C’est là qu’il faut agir.

 

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