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Exposition "Extraordinaires objets de l'ordinaire"

Culture et loisirs 1 décembre 2016

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La Ville de Nouméa présente, durant tout l’été, à la maison Higginson une exposition d’une trentaine d’oeuvres (trois tableaux, dix-neuf sculptures et six installations) de douze artistes plasticiens, sculpteurs, peintres, réalisées suite à l’appel à projet d’exposition collective pour promouvoir l’art conçu à partir du  recyclage de matériaux.

Le vernissage aura lieu mardi 6 décembre à 18h en présence de Sonia Lagarde, députée-maire de Nouméa.


 
 
Une exposition collective à partir d’objets recyclés
Cette exposition vise non seulement à montrer que les « déchets » peuvent avoir une deuxième vie à travers la création artistique mais également à amener à une réflexion sur les modes de consommation actuels.
 
En complément de ces oeuvres, cette exposition proposera deux documentaires : Waste Land réalisé par Lucy Walker (2010) et Demain réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent (2015) ; des photographies de sept familles entourés des déchets consommés durant une semaine « 7 jours de déchets » ; une série de rencontres et de visites de l’exposition avec Morgan Labar, doctorant en histoire de l’art à l’Université Paris 1.
 
L’exposition sera ouverte au public du 7 décembre 2016 au 11 mars 2017.
 
Les artistes et les oeuvres
Afin de mettre en contexte les créations locales proposées dans cette exposition, la scénographie est agrémentée d’une frise chronologique intitulée « Petite histoire du déchet dans l’art » retraçant le parcours singulier du quotidien dans l’histoire de l’art, de l’Antiquité à nos jours, et de panneaux didactiques sur des notions-clés actuellement questionnées par les artistes au niveau mondial.
 
Romane Martinez
Cette artiste a réalisé sept oeuvres à partir de matériaux recyclés : Voyage ibérique, Objet de ma vanité, Robot « Andai », Surf « THE WAVE », La mariée : Marie-Antoinette, Le chevalier « Marie-Antoinette homme » (cf visuel de gauche à droite) et une installation Lavage d’une vie d’objets de rebus (sur un fil, des vêtements trouvés ici et là suspendus, des vêtements sérigraphiés ou imprimés des photos de sa collection d’objets détournés de 1994 à 2016).
Marc Faucompré
Une installation a créée par l’artiste : Le pieux, composé d’une série de 8 pieux verticaux avec une quinzaine d’agglomérés en béton au sol à partir de divers matériaux (chûtes de bois, agglomérés en béton, ustensiles domestiques (louche, passoire, couvercle, verre, cuillère, pelle, …).

Initialement inspirées par les pieux fantomatiques vus sur la plage de Sangatte (Nord de la France) balayée par les vents, et le souvenir des marchés aux puces du dimanche matin de sa région natale, ces constructions verticales en matériaux récupérés donnent naissance à des constructions verticales rythmées par la ligne brisée et le cercle, et évoquent en retour les sculptures en fougère arborescente que l’on trouve sur les places de cérémonie de l’île d’Ambrym au Vanuatu. Ainsi, deux pans de sa mémoire affective s’entrecroisent dans une installation fabriquée à partir des matériaux de son quotidien à Nouméa.
 
Marie Claudel

La lampe-chevet POP de Marie Claudel est conçue à partir de matériaux de récupération : touret de câble électrique, carton gris, kit électrique pour lampe, flexible de pommeau de douche, peinture acrylique, papier vitrail, fil de fer, roulettes.

Cet objet fonctionnel et ludique a été réalisé à la suite de l’illustration du livre pop-up géant Pop, mange de toutes les couleurs pour la compagnie Les Kidams.
 
Le livre étant destiné au spectacle pour jeune public, elle avait imaginé un objet à contempler comme objet d’émerveillement tout comme le livre mais qui ait aussi sa propre vie en tant qu’objet usuel et nomade. Ayant auparavant, transformé des objets glanés dans ses parcours urbain et bucolique, l’idée lui est venue de créer cette lampe-chevet « POP ».
 
 
 
 
Ségolène Lenormand
L’artiste présente deux projets :
- trois oeuvres de la collection broussarde : Cerfs en folie (photomontage).
 
Cerfs en folie est un dérivé de la collection broussarde où l’artiste reprend l’idée des trophées de chasses, mais d’une manière détournée, humoristique, ironisant la chasse par le biais d’accessoires ajoutés sur les têtes/cornes en os des cerfs.
Cerf en Folie sont des trophées de chasses humoristiques, caricatures de personnes de notre société.
 
L’objectif de son travail est de détourner la fonction des trophées de chasse pour les transformer en sculptures d’animaux/personnages et montrer que les animaux à tout moment peuvent se révolter contre les hommes en s’emparant des leurs accessoires, de leurs tenues, de leurs attitudes et prendre leurs places.

Le trophée de chasse n’est plus le symbole de mort de l’animal et de victoire du chasseur, mais la tête de cerf se met au niveau de l’homme voir plus haut en se parant d’accessoires, de richesses, de bijoux, d’armes, pour se retourner contre son meurtrier. Les cerfs deviennent alors des caricatures de personnes notre société ou de personnages de fiction ;
des personnages humoristiques, paraient d’accessoires fous et improbables. Les trophées de chasse ne font plus « peur » mais deviennent des personnages à part entière qui trônent et envahissent les murs des hommes.
Le trophée n’est plus un objet de pouvoir, de puissance, mais devient un personnage, un acteur de film un peu fou jouant un rôle, et se moquant des hommes.
 
- Totems : quatre sculptures/ installations
Le projet Totems se situe à la frontière entre sculptures et objets de cultes.
Par la récupération, l’accumulation, la transformation et l’ajout de couleurs criardes, de motifs répétitifs noir et blanc, de simples bois flotté sans vie, ramassés sur les plages, deviennent des objets mystiques que l’on célèbre.
 
L’objectif est de transformer des morceaux de bois cassés, abimés par le temps en de véritables objets de cultes, que l’on pourrait contempler, mais aussi devant lesquels on pourrait rêver, être emporté dans un autre univers de par leurs taille, leurs couleurs et leurs motifs psychédéliques.
Les motifs et la disposition des couleurs rappelant les peintures aborigènes. Ces Totems s’inspirent à la fois des objets de culte pays ou tribus, mais également des parures colorés portées par les grands chefs lors de cérémonies, de rituels ou de danses. Ici les
Totems amènent aux rituels du rêve, ils nous transportent sans un monde onirique, dans un ailleurs joyeux et paisible.
 
Cillia Darmizin
Son installation Hybrid est réalisée à partir d’un exemplaire de la Légende des siècles de Victor Hugo, de fils de cuivre récupérés, de peinture, de bois et d’un vieux téléphone en bakélite noire.
Ce travail s’inscrit dans la série des téléphones hybrides, commencée en 2002 et dont l’idée consiste à redonner à ces téléphones une nouvelle existence.
Ces assemblages combinent le plus souvent des matériaux récupérés, manufacturés à des matériaux naturels.
Hybrid est une oeuvre qui évoque le passage du temps en même temps que la résonance des mots (symbolisée ici par les pages d’une oeuvre de Victor Hugo où « le mot est un être vivant »).
 
 
Dominique Berton

Son oeuvre, Etre dans mes petits papiers, est mise en vitrine : il s’agit d’une accumulation de différents papiers collectés sur plusieurs mois, qui se superposent et s’entremêlent apportant une certaine confusion.
En effet même si le public est « dans les petits papiers de l’artiste », des zones non lisibles ou non visibles préservent quelques secrets et interpellent la curiosité du public. En utilisant des emballages alimentaires, des sacs de courses, des tickets de caisses et différents papiers faisant partie de notre vie quotidienne, c’est un journal de petits papiers manipulés au cours de ces derniers mois qui va être créé.
 

 
 
Claudine Drezen
Le virus de la collecte des « indésirables » lui a été transmis très jeune et ne l’a pas quitté depuis. La mer, la ville, sont des viviers merveilleux pour cette quête, elles doivent tout absorber, faire l’éponge et dissimuler, (c’est mieux…) le moche, l’usé, le jetable… Collectés au fil de randonnées, de promenades en bord de mer, de sorties en ville, ces délaissés inutiles retrouvent une place et sont à nouveau visibles, valorisés…
Son oeuvre, Sans titre, est réalisée à partir de bois, capsules et autres ferrailles, façonnés à partir de l’empreinte de milliers de pas.

 
 


 
 
Anne-Bénédicte Gregorj
Son oeuvre Qui suis-je ? « Un monstre sorti de la mer » est une sculpture faite à partir d’objets de récupération (rejetés par la mer). Elle utilise l’anamorphose, technique utilisée depuis la renaissance, d’art en trompe l’oeil qui modifie les règles de la perspective, utilisée par Pierro Della Francesca, Léonard de Vinci mais aussi plus récemment Felice Varini ou Bernard Pras, et qui permet de détourner la façon de voir les choses).
 
La mer rejette son lot d’objets sur le rivage après les avoir polis, arrondis, délavés… Il y a des choses fabriquées par l’homme (verre, ferraille, corde, plastique, …) mais il y a aussi des végétaux, des graines, de l’os, des coquilles… Ramassés, assemblés, tout ceci forme un tas totalement hétéroclite. Mais voilà que lorsque l’on se décale, lorsque l’on se décale, lorsque l’on se place, juste à un endroit bien précis marqué au sol, ce tas devient un tout, cela prend forme et l’on découvre un monstre !
 
Dominique Marinet-Carrier
Elle a réalisé deux oeuvres La natte du souvenir à partir d’un cintre et de pellicules photos et Autoportrait de l’artiste en utilisant comme support une palette de peinture.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Anne Peytavin

Son installation Neige éternelle est faite à partir d’objets de récupération : barquettes de polystyrène alimentaire, polystyrène compensé. C’est un amoncellement de pierres en monticule, faisant penser à un mont enneigé.
 
Après la fonte des neiges, suite au réchauffement climatique, ne reste plus sur terre que la neige éternelle du polystyrène qui envahit actuellement les étals de nos supermarchés… Cette installation a pour objectif d’attirer l’attention des visiteurs sur cet objet du quotidien qui s’amoncelle dans nos poubelles. Indestructibles ou presque, ces barquettes de polystyrène ont une durée de vie de 500 ans ! Est-ce vraiment ce type de paysage que nous souhaitons pour le futur ?
 
L’utilisation de pierres calédoniennes amoncelées, telles les cairs trouvés dans la région de Bogota, à Canala, permet de restituer cette problématique sur le caillou. Un lieu sacré englouti, émerge à peine du polystyrène, pour dénoncer cette pollution de nos patrimoines naturels et culturels, qui risque d’avoir un impact d’autant plus grave sur notre île qu’aucun recyclage n’y est proposé pour ce matériau. L’objectif est également de rappeler l’urgence de lutter contre le réchauffement climatique. Face à ces problèmes, c’est à chacun d’agir à son niveau.
 
Patricia Bourgeois
Cette artiste présente l’oeuvre Arbre de verre, un totem de 2 m de haut réalisé à partir de bouteilles en verre récupérées, mises les unes sur les autre sur un socle, également récupéré, et surmonté d’une tige en acier. Arbre de verre, fragile et solide comme la vie : arbre de vie. Par essence objet du quotidien le plus prosaïque, les bouteilles de jus de fruit « Tropicana » collées entre elles et à la tige, contiennent chacune des témoignages de nos vies : photos, papiers d’emballages ou papiers précieux, objets ramassés… Certaines photos seront imprimées sur les traces de nos vies qu’on ne doit pas laisser traîner dans l’oubli.
 
 
 
 
 
 
 
Catherine Thomas

Cinq parures de bijoux ont été créées par l’artiste : Kouaoua, Ouaco, Plum, Koné et Boulouparis.
Pour cette créatrice de bijoux, l’art recyclé propose souvent une réflexion sur notre mode de consommation et offre des produits plus écologiques et réfléchis. Il s’agit donc de réutiliser un matériel par le recyclage, la récupération et la revalorisation, pour lui donner une nouvelle vie. Créer et fabriquer des objets dans le respect de l’homme et de son environnement

 

 

 

Exposition de photos « 7 jours de déchets » et ressources documentaires
Afin de mettre en avant le poids de nos déchets dans notre vie quotidienne, la Ville de Nouméa en accord avec le photographe américain Gregg Segall initiateur du concept, a demandé en 2014 à 7 familles de garder pendant une semaine leurs déchets nonalimentaires. À l’issue de ces 7 jours, elles ont été photographiées avec leurs déchets.
 
Ces photos sont présentées dans une salle à l’étage de la maison Higginson où un fonds documentaire de plus d’une vingtaine de références sur le sujet est également consultable sur place aux horaires d’ouverture.
 
Photos Fred Payet
 
 
Les films documentaires
Deux films documentaires seront présentés dans une salle à l’étage de la maison Higginson : Waste Land réalisé par Lucy Walker (2010) et Demain réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent (2015).
 
Chaque film sera présenté en continu tout au long de la journée en alternance un jour sur deux avec l’autre film.
 
- Waste land réalisé par Lucy Walker (2010)
 

Pendant trois ans, Waste Land suit l’artiste brésilien Vik Muniz de Brooklyn, où il vit, à Jardim Gramacho en banlieue
de Rio de Janeiro. Dans la plus vaste décharge du monde, il retrouve son Brésil natal pour un projet artistique inédit : photographier les « catadores » (les ramasseurs de déchets recyclables) dans des mises en scènes composées à partir d’objets et matériaux rescapés des poubelles.

Tout au long de cette aventure, le projet va prendre une toute autre dimension. Au fur et à mesure de sa collaboration avec ces personnages hors du commun, Vik va saisir tout le désespoir et la dignité des catadores, alors même qu’ils parviennent à réinventer leur vie en prenant part à son oeuvre d’artiste.
 
Produit par Fernando Meirelles et rythmé par les mélodies de Moby, le film de Lucy Walker propose une réflexion sur la responsabilité de l’artiste envers son environnement et sur l’idée utopique qu’une oeuvre peut parfois changer une vie.
Waste Land nous offre la preuve éclatante du pouvoir de l’art, au delà de la frénésie des cotes des artistes contemporains, redonnant ainsi un nouveau sens à la valeur de l’oeuvre.
Durée : 1h38
 
- Demain réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent (2015)
 
 
Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ?
 
Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l'éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…
Durée : 2h


 
 
Les rencontres et visites
Une série de rencontres et visites de l’exposition sera animée par Morgan Labar, doctorant en histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L’entrée est libre et sans inscription.
 
- Mercredi 7 décembre de 14h à 15h : introduction générale et visite de l’exposition
Comment un objet quotidien et banal peut-il devenir une oeuvre d'art ? N'y a-t-il pas tromperie sur la marchandise ? Est-ce un tour de passe-passe du musée ou de l'artiste ?
 
Ces questions, bien légitimes, seront abordées lors de la visite de l'exposition, remises en contexte dans l'histoire de l'art.
 
Les différentes oeuvres seront présentées en lien avec les thématiques qui ont présidées à l'élaboration de l'exposition : recyclage, consommation, pollution, obsolescence.
 
Cette rencontre permettra de découvrir comment et dans quel but les artistes ont travaillé à partir des matériaux de réemploi ou de rebut, avec des objets triviaux ou des déchets : entre bricolage, poésie du quotidien et transfiguration des objets.
 
- Mercredi 15 février de 14h à 15h et samedi 18 février de 16h à 17h : rencontre autour du thème : « l’art et les poubelles »
Quel rapport entre l'art et les poubelles ? En apparence aucun, on s'imagine mal des tas d'ordures remplaçant tableaux et sculptures dans les musées.
 
Et pourtant... Les déchets occupent de longue date une place dans l'histoire de l'art. Mais c'est surtout avec le développement des sociétés industrielles produisant beaucoup de détritus (dans les villes en particulier) que les artistes vont manifester de plus en plus d'intérêt pour le contenu des poubelles.
 
L'avènement d'une société de consommation de masse dans les années 1950 marque d'ailleurs un tournant décisif. Comment donc les déchets, traditionnellement vils et ignobles, jetés et rejetés, sont-ils devenus des matériaux artistiques, jusqu'à constituer des oeuvres
louées et encensées ?
 
Cette rencontre sera l'occasion d'aborder un thème inhabituel et pourtant central dans l'art du 20e siècle. Vous ne regarderez plus un tas d'ordures sur un piédestal de musée de la même façon...
 
- Mercredi 8 mars de 14h à 15h et samedi 11 mars de 16h à 17h : rencontre autour du thème : « L’art peut-il être écologique ? »
Cette rencontre sera l'occasion de discuter des rapports entre art et écologie, deux thèmes peu souvent rapprochés.
 
L'art a-t-il un rôle à jouer dans la société ? Le peut-il seulement ? Les enjeux environnementaux sont-ils des enjeux artistiques ? Comment peuvent-ils affecter, voire guider le travail des artistes ? Tout autant de questions qui valent d'être discutées.
 
Et si certains artistes revendiquent une conscience écologique aigüe et un engagement fort, leur art peut-il vraiment être dit "écologique", avoir un effet, une action, des conséquences sur l'environnement ? Ces premières interrogations en soulèvent bien d'autres, comme de savoir si à trop chercher à être efficace, on ne risque pas de perdre de vue la qualité esthétique. Art et écologie : conflit ou projet commun ?
 
On discutera donc tout autant des fonctions de l'art que de ses capacités à faire changer les choses. Dans une société calédonienne qui prend peu à peu conscience de la place cruciale des enjeux environnementaux pour les décennies à venir, on pourra s'interroger sur ce que les artistes apportent au débat, sur leur champ d'actions et de possibles.
 
Infos pratiques
Maison Higginson, 7 rue de Sébastopol, centre-ville.
Exposition ouverte du mercredi au vendredi de 12h à 18h et le samedi de 14h à 18h
(y compris les samedis 24 et 31 décembre).
Entrée libre et gratuite.

 

Quartiers : Centre-ville

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