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Un coin de paradis

Culture et loisirs 9 novembre 2017

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L’année 2017 a été proclamée par les Nations Unies « Année internationale du tourisme durable pour le développement », afin de « favoriser la compréhension entre tous les peuples, de faire mieux connaître le riche héritage des différentes civilisations et de faire davantage apprécier les valeurs inhérentes aux différentes cultures, contribuant ainsi à renforcer la paix dans le monde ».

C’est dans ce contexte que le musée de la Ville de Nouméa propose de revisiter les rapports de la Nouvelle-Calédonie et de ses habitants, à ce secteur d’activité à travers une exposition sur les vacances et le tourisme en Nouvelle-Calédonie.

Conçue avec la participation du géographe Jean-Christophe Gay et l’aide de nombreux Calédoniens qui ont témoigné et prêté leurs archives, cette exposition sera visible au musée de la Ville du 16 novembre 2017 au 14 avril 2018.

 

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SOUS LE COALTAR, LA PLAGE !

Nous sommes nombreux aujourd’hui à rêver d’un coin de paradis, à attendre impatiemment nos congés, un acquis social que personne ne songe à supprimer mais qui est récent en Nouvelle-Calédonie.

Il faut attendre 1952 et le Code du travail de la France d’Outre-Mer, ainsi que les grandes grèves calédoniennes de 1955-1956, pour que les avancées sociales du Front populaire (1936) arrivent partiellement en Nouvelle-Calédonie, avec, notamment les congés payés et la semaine de 40 heures.

Au-delà des souvenirs de famille, des voyages lointains ou des paysages enchanteurs que propose le monde du tourisme, c’est l’histoire sociale d’un territoire qui apparaît en filigrane, la libération des corps, la recréation de soi et le passage d’une société coloniale à une société s’ouvrant progressivement sur le monde et les autres, dans laquelle tourisme et loisirs se démocratisent.

C’est aussi la relation d’une population à son territoire et à son identité qui est mise en relief avec la lente émergence d’une mémoire et d’un patrimoine communs.

On découvre les interactions entretenues par les transports et le tourisme, et sous le coaltar des routes calédoniennes, des quais ou des pistes d’aviation, se cachent les joies de la villégiature, des vacances, de la visite et de la découverte.

Le tourisme est à la fois « international », avec l’arrivée de visiteurs étrangers ou français, métropolitains ou ultramarins, et local. La première est relativement bien connue car mesurée par les services statistiques, en l’occurrence l’Isee. Elle est récente en Nouvelle-Calédonie et stagne à une centaine de milliers de touristes annuels depuis une vingtaine d’années, mais n’oublions pas les croisiéristes, toujours plus nombreux. La seconde est mal connue.

Parent pauvre des analyses, le tourisme « intérieur » est complexe à appréhender, mais il est fondamental pour comprendre la société calédonienne, dans sa diversité et sa dynamique. En d’autres termes, le tourisme est une autre manière de comprendre le « rééquilibrage ».

Par son histoire, ses paysages et sa population, la Nouvelle-Calédonie a un fort potentiel touristique, encore faut-il que la société souhaite emprunter cette voie de développement.

Le parcours muséographique propose plusieurs approches :

  •  historique et sociologique avec les écrits des géographes et des historiens dont quelques extraits de leurs articles structurent le parcours muséographique aux côtés de nombreux objets et documents.
  •  mémorielle avec les nombreux témoignages, photographies, objets et films confiés ;
  •  ludique, avec une chasse aux 7 erreurs (à rechercher dans l’exposition), des jeux et les personnages de BD qui jalonnent le circuit ;
  •  interactive avec un tableau où le public pourra raconter un souvenir de vacances ou accrocher une photo de ses vacances ou encore faire des selfies avec les personnages de BD ou dans des décors.

 

ET AUSSI : EXPOSITION « VOYAGE VOYAGE » AU SOUS-SOL DU MUSEE

Les visiteurs peuvent continuer leur voyage dans le temps avec la découverte de l’exposition « Voyage Voyage » au sous-sol du musée, qui présente des affiches des Messageries maritimes et des compagnies aériennes.

 

 

 

 

JOURNEE DE CONFERENCES

En complément de l’exposition, une journée de conférences est organisée le samedi 18 novembre à l’Université de la Nouvelle-Calédonie, dans l’amphithéâtre Guy-Agniel. L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

En savoir plus sur la journée de conférences : www.noumea.nc/coin-de-paradis-conferences

 

INFOS PRATIQUES

Exposition temporaire au musée de la Ville

Du 16 novembre 2017 au 14 avril 2018

39, rue Jean-Jaurès (place des Cocotiers)

Tél. : 26 28 05

Ouvert de 9h à 17h, en continu du lundi au vendredi et le samedi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

Fermé le dimanche ainsi que le 25 décembre (Noël), le 1er janvier (nouvel an), le 2 avril (lundi de pâques).

Tarifs du musée (incluant l’accès à l’exposition temporaire)

Adulte : 200 F

Étudiant et senior : 100 F

Enfant de 12 à 18 ans : 50 F

Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et les personnes en situation de handicap.

Le catalogue de l’exposition

Ce catalogue écrit par le géographe Jean-Christophe Gay propose également des articles de Christiane Terrier et de Louis Lagarde, ainsi que de nombreux témoignages et plus de 650 illustrations.

164 pages - Prix : 3 500F

Conception et réalisation de l’exposition

Véronique Defrance, Yves Jacquier, Bruno Miloud, Myriel Petit, Linda Talbi, Tovia Kavauvea, France Régnier, Ylang Ylang, studio Kaa, Patrick berger, Stéphan Berger

Merci pour leurs prêts à :

Max Shekleton, Louis-Georges Viale, Louis Lagarde, Louis Eschembrenner, Pierre Grézard, Yves Jacquier, Gaulthier Palombo- Chateteau, Éric David.

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