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Les âmes errantes, le destin brisé d’un émigrant d’Okinawa en Nouvelle-Calédonie

Culture & loisirs 12 mai 2014 / 28 juin 2014

La Ville de Nouméa et la province Sud en lien avec le consulat honoraire du Japon présentent au musée de la Seconde Guerre mondiale en Nouvelle-Calédonie l’exposition de  l’artiste Mutsumi Tsuda « Les âmes errantes, le destin brisé d’un émigrant d’Okinawa en Nouvelle-Calédonie » du lundi 12 mai au samedi 28 juin.

Nicolas Vignoles, adjoint au maire chargé de la culture, et Cynthia Ligeard, présidente de l’assemblée de la province Sud, inaugureront cette exposition le mercredi 7 mai à 17h en présence de l’artiste Mutsumi Tsuda et de Marie-Jo Michel, consul honoraire du Japon en Nouvelle-Calédonie

En 2012, l’artiste japonaise, Mutsumi Tsuda, commissaire de l’exposition Feu nos pères, a rassemblé, dans le livre âmes errantes, des lettres de Denzo Higa.
Né dans la région d’Okinawa et arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1905 pour travailler dans les mines, Denzo Higa a épousé en 1923 la petite-fille du grand chef de Pouébo avec laquelle il a huit enfants donnant aujourd’hui une nombreuse descendance nippo-kanak comme la dénomme l’écrivain Dany Dalmeyrac.

Le 8 décembre 1941, suite à l'attaque japonaise de Pearl Harbour, Denzo Higa a été arrêté sur la côte est comme tous les résidents japonais de Nouvelle-Calédonie. Après avoir été détenu à Bourail puis à Nouville, il a été transporté au camp de Hay dans l’état des Nouvelles-Galles-du-Sud, en Australie. Il y est décédé en 1943. En 1963, sa sépulture a été transportée à Cowra dans les Nouvelles-Galles-du-Sud, dans un cimetière où reposent tous les Japonais de Nouvelle-Calédonie décédés durant leur internement en Australie.

Mutsumi Tsuda a choisi de relater la vie de Denzo Higa à travers une vingtaine de photographies. Ces photographies ont été présentées en avril 2014 à  Cowra, près du cimetière où reposent les Japonais de Nouvelle-Calédonie décédés durant leur internement en Australie. Elles seront exposées à Okinawa, ville d’origine de Denzo Higa après avoir été présentées au musée de la Seconde Guerre mondiale en Nouvelle-Calédonie.

Photographe et maître de conférences à la Seian Université d’Otsu, Mutsumi Tsuda travaille depuis de nombreuses années sur la mémoire du peuple japonais. Au début des années 2000, elle a étudié les différences américaines et japonaises dans l’appréciation contemporaine de la catastrophe d’Hiroshima.
Une résidence d’artiste en Nouvelle-Calédonie, en 2003, lui a confirmé l’importance d’une immigration japonaise. S’appuyant dès lors sur le travail d’ethnologues, elle a effectué un travail d’enquête et d’analyse sur le terrain, soutenue par les descendants de ces migrants. Ce travail a été présenté sous la forme d’un livre et d’une exposition Feu nos pères présentée au centre culturel Tjibaou en 2006.
En 2012, lors de la commémoration de 120 ans de présence japonaise en Nouvelle-Calédonie, elle a proposé une exposition sur les Japonais de Nouméa avant la Seconde Guerre  et  a publié le livre âmes errantes.

Infos pratiques

  • Musée de la Seconde Guerre mondiale en Nouvelle-Calédonie. 14, avenue Paul-Doumer (en face de l’entrée de l’hôpital). Tél. : 27 48 70
  • Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 9h à 13h et de 14h à 17h (fermé du 29 mai au 1er juin durant le pont de l’Ascension, ainsi que le lundi 9 juin, lundi de Pentecôte).
  • Tarifs : adulte: 200F,  étudiant et senior: 100F, 12-18 ans : 50F. Gratuit pour les moins de 12 ans et les personnes handicapées.

 

Quartiers : Centre-ville

Lieu : Demi-lune - Musée de la Seconde Guerre mondiale

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