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Le portail et le jardin d'ornement de la maison Célières

La maison Célières : le portail et le jardin d'ornement de la maison Célières

Paul Joseph Célières, le premier propriétaire de la maison, et son épouse Marie Ohlen avaient l'habitude d'accueillir leurs visiteurs au portail, limite entre les domaines public et privé. Cet ouvrage en fer forgé était appelé par ses occupants « le Baro ». Ce nom créole vient de La Réunion où il est utilisé pour désigner un portail. On retrouve dans toute la maison des éléments rappelant l’île de naissance de M. Célières.

Derrière la clôture, le jardin est un espace tampon entre la rue et la maison. On y trouve des plantes d’agrément.

Du temps des Célières, ce jardin devait impressionner ses visiteurs par sa luxuriance. Des condamnés étaient employés pour planter les arbres majestueux qui l’ornent. Contrairement au jardin utilitaire où se trouvaient les simples et le potager, à l’arrière de la maison, ce jardin d’ornement n’avait qu’une fonction esthétique.

Il n’existe pas d’inventaire détaillé des espèces présentes dans ce jardin. Heureusement, des photographies prises avant le décès du propriétaire en 1940 permettent de reconnaître quelques espèces. Autrefois des palmiers royaux majestueux encadraient l’entrée. Subsiste encore de nos jours le latanier, palmier originaire de l’océan Indien, planté à la fin du 19ème siècle. De part et d’autre des allées qui montaient vers la maison, se trouvaient des parterres de roses et de lys, délimités par des bouteilles de champagne retournées ou par des burgos, sorte de coquillages nacrés. En 1906, dans l’annuaire de la Nouvelle-Calédonie, on apprend que la veuve Célières, habitant le Faubourg Blanchot, vend des bouquets de fleurs provenant peut-être de ce jardin.

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« La Maison Célières au bout des doigts »
Textes et illustrations : Association Témoignage d’un Passé © 2016