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Découvrez l'histoire de votre quartier...

 Montravel 
Hier...

Les Mélanésiens avaient dénommé Tama, qui signifie « en face du récif », cette colline haute de 167 mètres d’altitude et du coup, point culminant de la presqu’île de Nouméa.

Après l’arrivée des Français, ce lieu s’est d’abord appelé morne Montravel, puis Montravel tout court, du nom du fondateur de Nouméa. L’endroit sert d’abord de champ de tir à l’armée, puis, à partir de 1890, de réserve pénitentiaire avec une forteresse abritant les condamnés affectés aux corvées urbaines. Plus tard les bâtiments de la Pénitentiaire hébergent successivement les travailleurs employés à la construction des ponts de Rivière-Salée , l’école des moniteurs indigènes, à partir de 1913, et une compagnie de fusiliers voltigeurs, en 1941.

A la fin des années cinquante le secteur change radicalement de physionomie avec la construction, achevée en 1970, de la cité Pierre Lenquette, du nom d’un sous-préfet originaire de Valenciennes, nommé secrétaire général du territoire et qui trouva la mort lors d’un accident d’avion à Magenta. Cette cité comprend une quarantaine de petits immeubles abritant 340 logements. Elle a fait l’objet d’une opération de réhabilitation au cours de ces dernières années.

Aujourd'hui... 

Montravel est sorti de son isolement grâce à l’aménagement progressif de voies et ronds-points adaptés à la circulation et avec la création de la gare routière, véritable plaque tournante entre le centre-ville, les communes du Grand Nouméa et la Brousse.

L’implantation d’autres services publics tels qu'un bureau de Police nationale, une maison de musique, ainsi que la réhabilitation complète de la cité Pierre Lenquette, ont déjà contribué à ce que Montravel offre désormais l’image nouvelle d’un quartier à part entière de la cité.
 Montagne Coupée 
Hier...

Ce quartier situé le long de la RT 1 entre la Vallée du Tir et Montravel a pris le nom de la butte de Montravel effectivement « coupée » en deux une première fois pour permettre le passage de la RC n°1 depuis le 2ème km. Au début du siècle dernier, une nouvelle tranchée est pratiquée, le long de la précédente pour assurer cette fois le franchissement par la voie ferrée.

Durant la seconde guerre mondiale, le secteur sert de dépôt d’équipement et de matériel aux Américains qui, par ailleurs, construisent en 1943 une station de pompage pour améliorer l’approvisionnement en eau de Nouméa.

En 1957, est posée la première pierre de la Cité mélanésienne de Montagne Coupée. En 1958, les ateliers municipaux sont transférés de la pointe de l’Artillerie à Montagne Coupée.

Aujourd’hui…

Tout comme son proche voisin Montravel, ce quartier a bénéficié ces dernières années de programmes d’amélioration de l’habitat. Un programme d’aide à la réhabilitation en faveur des propriétaires occupants de la Cité mélanésienne a été réalisé avec l’aide financière de la Ville.
 Doniambo 
Hier... 

L’histoire de Doniambo se confond avec celle de la SLN. Avant cette dernière toutefois, ce quartier a abrité le premier abattoir de la ville créé par le gouverneur Guillain. C’est là que se terminait le voyage pour le bétail qui arrivait du Nord après avoir franchi l’estuaire de la Dumbéa à marée basse.

Le complexe industriel de la Société Le Nickel couvre à lui seul soixante-dix hectares de cette pointe jadis équipée d’une batterie côtière. L’usine dispose d’un quai particulier et possède sa propre centrale thermique gérée par Enercal depuis 1970.L’implantation de la SLN à Doniambo, à l’initiative de la société Les Hauts Fourneaux créée un an plus tôt par André Ballande, remonte à 1910.

La création de la Société Le Nickel elle-même, par Jules Garnier, John Higginson et Jean-Louis Hanckar date de 1880.  

Aujourd’hui… 

Au fil de son histoire, la SLN n’a cessé d’accroître son activité, sauf durant la seconde guerre mondiale dont elle est sortie très affaiblie. De 10 000 tonnes en 1957, la production passe à 35 000 tonnes dix ans plus tard puis à 60 000 tonnes depuis les années 2000.
 Vallée-du-tir 
Hier... 

En 1854, la première vallée du Tir se nomme vallée de la Thisbé en souvenir de la frégate du commandant Tardy de Montravel. Elle est intégrée à l’Anse Constantine. La présence des champs de tir des artilleurs lui vaut à partir de 1865, le nom de Vallée du Tir qu’elle conservera jusqu’à nos jours.

Jusqu’en 1863, la première Vallée du Tir abrite le cimetière de la ville. En 1863, celui-ci est transféré dans la seconde vallée du Tir où il reste jusqu’en 1876. A la même époque l’administration pénitentiaire construit dans la première Vallée du Tir des logements pour ses fonctionnaires. Plusieurs de ces maisons sont encore visibles aujourd’hui.

En 1904, dans le cadre du plan de la ville élaboré par Charles Loupias, un remblai est édifié le long de la baie pour construire la voie ferrée Nouméa-Bourail.

En 1905, est créée l’actuelle rue Clémenceau (anciennement rue de Rivoli), pour desservir la nouvelle gare (disparue depuis) à partir du centre-ville.

A partir de 1909, la deuxième Vallée du Tir accueille la plupart des 200 ouvriers employés par l’usine des hauts fourneaux créées à Doniambo.

La proximité du port fera que ce quartier sera investi par les troupes américaines durant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, les derniers remblais sont achevés et une trentaine de lots municipaux sont livrés à la construction.  

Aujourd’hui… 

La physionomie de ce quartier, l’un des plus anciens et des plus attachants de la ville ne cesse d’évoluer.

C’est ainsi que des immeubles vétustes, des îlots insalubres, ont fait place à de nouveaux ensembles de logements et de commerces, qu’un cœur de quartier s’est créé autour de la nouvelle place piétonne, tandis que la voirie, les réseaux d’assainissement et d’adduction d’eau sont progressivement remis à neuf ou complétés.

Cette réhabilitation revêt un caractère exemplaire par son ampleur mais également en raison du soutien qui lui apportent les commerçants et les habitants du quartier dans le cadre d’une charte de partenariat signée en 2000.
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