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 Magenta 
Au pied de la Vallée des Colons, le quartier de Magenta fait en partie face à la mer. Son appellation serait due à l’extension à tout le secteur, du nom donné à une parcelle de terrain attribuée à un particulier en 1859. Il apparaît en tant que tel sur un plan du Génie établi en 1871.

La propriété Bourgoin s’agrandit ensuite au gré de ses propriétaires jusqu’à la baie de Boularis et aux Portes de Fer. Sa plaine, dénommée Unger accueille le premier terrain d’aviation où se déroulera, en 1931, une grande fête aérienne.

L’urbanisation débute en 1950. En 1971, les tours de Magenta sortent de terre dans l’ancienne plaine Unger rebaptisée plaine Tonnelier. Les premiers occupants prennent possession des lieux en 1973. Tandis que la mangrove bordant l’extrémité de la baie Sainte-Marie est remblayée, le quartier poursuit son développement rapide et accueille en particulier une clinique plus tard rattachée au Centre hospitalier territorial (CHT). Il est aujourd’hui desservi par une voie rapide.

Lors du nouveau découpage des quartiers en 1983, la partie située au nord de la RT 14, ce, jusqu’au Quatrième kilomètre a été distinguée de Magenta. C’est ainsi que l’aérodrome comme le stade sont en réalité intégrés au quartier de l’aérodrome.
 Haut-Magenta 
Situé sur le versant sud des hauteurs qui dominent la Vallée des Colons et Les Portes de Fer, le quartier du Haut-Magenta a été intégré dans le périmètre urbain de la ville de Nouméa par l'arrêté du 2 décembre 1974.

Ce quartier est séparé de celui de Magenta par un tronçon de la rue Bénébig (ex RT13) On y accède d’abord par la RT13 dénommée route de la Vallée des Colons pendant un temps, creusée dès 1883 depuis la caserne de l'Infanterie jusqu'à la RT1 au-delà des Portes de Fer.

Le secteur de Haut-Magenta commence à s'urbaniser à partir de 1953 au hasard des lotissements réalisés par les propriétaires des terrains, avant la mise en application du Plan d’urbanisme directeur (PUD).

C’est ainsi que se développent successivement les lotissements Tonnazi – Fricote (1953) , Cheval (1958) Sakamoto (1962)… Ce quartier conservera par la suite sa vocation résidentielle.
 Aérodorme 
Créé lors du découpage de 1983, ce quartier doit son nom à l’aérodrome dit de Magenta qui occupe une grande partie de sa superficie.

En 1859, le secteur situé en face de la plage de Magenta est appelé « Vallée des Noyers ». Dès 1870, des réunions hippiques se déroulent dans la plaine de Magenta où a été aménagé un hippodrome. En 1889 est disputée à cet endroit la toute première course de vélocipèdes organisée en Nouvelle-Calédonie.

En 1931, la plage de Magenta est le théâtre d’un premier vol de biplan avant que cette activité aéronautique ne se développe dans la propriété Unger, appelée ensuite plaine Tonnelier. En 1935 est créé l’aéro-club de Nouméa et une souscription permet l’acquisition d’un premier appareil baptisé « Le Cagou ». En 1942, une piste d’aviation et des hangars sont construits par l’armée américaine à l’emplacement de l’ancien hippodrome. Après la guerre, ces installations sont reconverties en aérodrome civil afin de desservir les lignes intérieures de la Nouvelle-Calédonie.
 4e Km 
Le Quatrième kilomètre est connu pour son cimetière communal, implanté là en 1876 après la fermeture successive des trois précédents lieux d’inhumation aménagés respectivement à partir de 1862 sur la butte Conneau, dans la vallée n’Gou (aujourd’hui Première Vallée du Tir), et enfin dans la vallée de la Thisbé (aujourd’hui Deuxième Vallée du Tir). Un nouveau cimetière municipal a depuis été créé au Sixième kilomètre.

Le cimetière du Quatrième kilomètre abrite les tombes de familles parmi les plus anciennes de Nouméa et celles des volontaires calédoniens disparus lors des différentes guerres ainsi qu’une stèle commémorative du Cagou et de son équipage. Dominé par le Mont Té, le quartier du Quatrième kilomètre commence à se développer de part et d’autre du carrefour de la rue Jacques Iékawé (ex RT1) et de la rue Armand Ohlen (ex RT13), au début des années soixante avec la construction du lotissement Capiez, l’urbanisation du Val Rolda et le lotissement des Résidences du Parc.

Au cours de la décennie suivante, des bâtiments industriels et commerciaux s’implantent sur la partie endiguée et remblayée de l’anse Uaré.

Dans le secteur rattaché au quartier du Cinquième kilomètre (réparti entre les quartiers des Quatrième et Septième kilomètres et celui de Rivière-Salée après le découpage de 1983), s’est ouvert en 2001, au niveau du rond-point Rabot, un centre commercial de 6800 m2, baptisé « La Belle Vie ». Il regroupe notamment un supermarché, des boutiques, des bureaux, des petits commerces, mais également un cabinet médical, une pharmacie, des établissements bancaires, une agence de l’Office des Postes et Télécommunications (OPT)…
 Ouémo 
La presqu’île d’Ouemo qui a donné naissance au quartier du même nom s’avance entre la baie de Magenta et celle de Sainte-Marie et se termine par la pointe aux longs Cous.

Avant de devenir le quartier résidentiel qu’il est aujourd’hui, ce secteur a été longtemps tenu à l’écart du développement urbain en raison de son caractère insalubre dû à la présence de marais et de la mangrove. Ses infrastructures se limitaient à un terrain militaire sur lequel sont érigées des fortifications, baptisées « fort Ouémo », dotées d’une batterie de canons installés là dans le cadre de la défense côtière de Nouméa.

Durant la dernière guerre, les Américains modifient la physionomie de ce secteur proche de l’aérodrome de Magenta, en y installant des magasins et des dépotoirs.

A la fin de la guerre, un premier lotissement réalisé par MM. Doorbritz et Bocquet sort de terre sur un terrain de 150 ha, et donne le signal de l’urbanisation d’Ouemo. A cette époque, les réseaux de distribution d’eau et d’électricité ne vont pas plus loin que l’ancienne gendarmerie de la Vallée des Colons, soit à deux kilomètres de là. En 1952, le réseau routier de la presqu’île se limite à un peu plus de 5 kilomètres de voies sommaires. En 1957 est implantée la station d’émission radioélectrique des PTT de Ouémo N’Géa. Progressivement les voies d’accès s’améliorent. Les marais sont remblayés, l’îlot Song étant du coup relié à la presqu’île.

En 2000, le fond de la baie d’Ouémo fait l’objet d’un désenvasement destiné à revitaliser la mangrove et à restreindre la prolifération des algues, phénomène qui sera encore atténué avec la réalisation d’un îlot artificiel baie Sainte-Marie, en face du début de la presqu’île d’Ouémo.
 Portes de Fer 
Des différentes explications qui se rapportent à son nom on retiendra une constante : la situation stratégique de ce secteur centré autour de la RT13 bis et de la RT14. On trouve trace de cette appellation dès 1859 dans une délibération du conseil administratif. Le sentier muletier tracé par la 33ème compagnie pour franchir le col des portes de Fer est longtemps le seul accès vers le Nord et La Conception.

En 1867, M. Poullenot y ouvre une carrière de pierre à chaux, exploitée par la suite par M. Guegnet.

En 1892, Louis Pelletan y signale des effleurements de charbon. En 1905, un ancien colon de Sarraméa, M. Jacques livre effectivement du charbon en provenance des Portes de fer. Le quartier s’urbanise tardivement. Il faut attendre 1959 pour voir l’aménagement d’une zone d’habitat développée, le lotissement Olhen.

En 1972, s’ouvre sur les hauteurs des Portes de Fer, le parc forestier Michel Corbasson. Il occupe un terrain de 34 ha, cédé par la municipalité au Territoire en 1962.