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 Anse-Vata 
Hier... 

Comme une grande partie de Nouméa d’aujourd’hui, le quartier de l’Anse Vata a été gagné sur une nature à l’origine peu propice à l’habitat urbain.

En 1861, la baie de l’Anse Vata s’appelle Baie des Canards ainsi qu’en atteste une carte dressée à cette époque par Bouquet de la Grye.

Plus tard, elle va donner son nom au quartier qui s’étend entre la Baie des Citrons, le Receiving, le Motor-Pool et Val Plaisance. A l’époque où Nouméa s’appelait encore Port-de-France, on s’y rendait par un sentier.

Un ancien militaire, Joseph Leclère y créé un restaurant en 1859. La percée d’une vraie route reliant le centre de Nouméa à l’Anse Vata va considérablement contribuer au désenclavement du secteur. Sa construction décrétée par le gouverneur Guilain en 1867 est entreprise dès l’année suivante. La nouvelle route est achevée en 1869.

Le secteur de l’Anse Vata devient un lieu de promenade et de loisirs. On s’y rend en calèche. Au début du siècle dernier, sa quiétude est toutefois suffisamment troublée par la présence « d’évadés et de gens sans feu ni lieu », que la création d’un poste de gendarmerie s’impose.

Entre 1908 et 1910, une société australienne y effectue des sondages en vue de rechercher du pétrole.

Durant la dernière guerre, le secteur est largement investi par les troupes américaines qui y installent une partie de leur commandement, des cantonnements, un hôpital…

Un premier lotissement d’habitation se crée en 1955. Il préfigure la vocation résidentielle des quartiers sud.  

Aujourd’hui…

L’Anse Vata est devenue un quartier résidentiel très prisé tout en conservant son attrait touristique. Hôtels de standing, restaurants, boutiques se succèdent le long d’une partie de sa baie très fréquentée par les baigneurs et les amateurs de loisirs nautiques.

Un service de bateaux-taxis dessert notamment l’île aux Canards qui conserve l’origine du premier nom donné à la baie.
 Val Plaisance 
Hier et Aujourd’hui…

Val Plaisance s’étend au pied du Ouen Toro, entre l’Anse Vata et la Baie de Sainte-Marie. Il a longtemps été intégré au quartier de l’Anse Vata. Avant de devenir un quartier résidentiel, ce secteur était appelé le Marais aux anguilles. Il subsiste de cette époque le petit lac qui confère à l’hippodrome Henri Milliard un charme supplémentaire.

En partie remblayé, le futur quartier de Val Plaisance accueille ses premières habitations à partir de 1948, avant de connaître une urbanisation soutenue dès la fin des années cinquante.

De cette époque date son nom actuel. Auparavant, et ce jusqu’à son intégration au périmètre urbain en janvier 1963, Val Plaisance était assimilé au quartier de l’Anse Vata auquel il offre une continuité résidentielle. 
 N’géa 
Hier et Aujourd’hui… 

Ce quartier situé en bordure de la baie de Sainte-Marie à pris le nom de la plus grande des deux îles Sainte-Marie autrefois dénommée île Phoque par Tardy de Montravel dans sa carte publiée en 1854 par le Dépôt des cartes et plans de la Marine. Le développement urbain de N’géa est récent.

Il s’est concrétisé à partir de 1974 à l’emplacement de la propriété que possédait là Victor Coudelou au milieu du XIXéme siècle. D’abord avec le lotissement de la société foncière N’géa, puis, en 1981, avec le lotissement du Domaine tropical.

Il a conservé sa vocation résidentielle tout en accueillant au fil des ans diverses infrastructures publiques, tels un parc de loisirs équipé de jeux pour les enfants, un boulodrome, un grand parking attenant, sans oublier le nouveau foyer-logement d’aide aux personnes âgées.

Il a aussi bénéficié du réaménagement du bord de mer à l’occasion du nouveau tracé de la chaussée de la promenade Pierre Vernier entre la base nautique de la côte Blanche et le nouveau rond-point paysager de l’Eau Vive.
 Motor pool 
Hier et Aujourd’hui… 

Ce quartier est compris entre ceux du Trianon, de l’Anse Vata et de Val Plaisance. Son nom, à consonance anglo-saxonne lui vient du fait que durant la seconde guerre mondiale, ce secteur encore désert est occupé pour stocker et réparer ses engins motorisés par l’armée américaine. On trouve encore trace, çà et là, des anciens hangars en forme de demi-lune qui abritaient les ateliers d’entretien et de réparation et les réserves de carburant.

En 1868, l’endroit est choisi par la société des courses pour y aménager le tout premier hippodrome de Nouméa, avant qu’il ne soit transposé en 1880 à Magenta puis à son emplacement actuel au cœur de Val Plaisance. Si, avec la fin de la guerre, le quartier perd l’animation créé par la présence américaine, il ne retombe cependant pas dans la torpeur. Il devient rapidement une véritable petite zone industrielle avec l’implantation d’usines de fabrication d’oxygène et d’eau de Javel, de peinture, d’huile et de savon, de boissons gazeuses, de deux laiteries, d’une miroiterie, d’artisans d’art (ferronnerie, ébénisterie…)

Un peu plus tard, Motor-Pool accueille également la caserne Pelissou, de la gendarmerie nationale (1959) le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), la direction de l’Office des Postes et Télécommunications (OPT) et la recette de Nouméa Sud (1967), une entreprise de matériaux de travaux publics et de construction, des logements de l’Orstom (aujourd’hui IRD - Institut pour la recherche et le développement)…

Progressivement, cette activité industrielle, en se déplaçant à Ducos notamment, laisse place aux habitations dans la lancée du lotissement Veyret. Ce quartier est aussi le rendez-vous des pratiquants de la pelote basque qui disposent depuis 1990, d’un fronton non loin de l’hippodrome.
 Trianon 
Hier et Aujourd’hui… 

En 1869, lors de l’ouverture de la route de l’Anse Vata, le secteur qui deviendra le quartier du Trianon n’est encore qu’un espace désertique. On y trouve du bétail, quelques petites fermes, des paddocks et des cabanes.

Est-ce le propriétaire d’une de ces bâtisses qui aurait induit le nom actuel de ce quartier en évoquant avec humour son « Trianon » ? Toujours est-il que ce secteur, après avoir longtemps conservé son caractère rural, connaît une véritable métamorphose après la guerre avec l’apparition des premiers lotissements préfigurant sa physionomie actuelle de zone résidentielle et commerçante dans sa partie haute tandis que sa partie basse jusqu’à la route du Port Despointes est restée plus aérée. Il est également devenu au fil du temps un quartier clé de communication vers d’autres secteurs de la ville, comme ceux du Faubourg Blanchot, de l’Anse Vata, de la baie des Citrons, du Receiving, de Motor-Pool, de Val Plaisance, de l’Orphelinat…

En 1874, une mission astronomique chargée d’observer l’évolution de Vénus s’installe sur la colline qui domine le secteur et qui, en souvenir de l’événement, prendra le nom de cette planète.
 Orphelinat 
Dominé par le Mont Vénus, ce quartier est délimité, du nord au sud, par le Quartier Latin et le Receiving. Ce quartier était déjà intégré au périmètre de Port-de-France (premier nom de Nouméa) en 1856.  

Hier... 

La baie de l’Orphelinat s’est d’abord appelée baie des Anglais, puis baie de La Bayonnaise du nom d’une corvette en service à cette époque en Nouvelle-Calédonie.

En I867, elle fut englobée dans la baie des Pêcheurs, tant les deux baies séparées par la pointe Brunelet, qui n’avait pas encore été agrandie, se confondaient.

Elle tient son nom actuel de la présence à partir de 1866 et jusqu’en 1884 des orphelines de l’Impératrice, accueillies en ce lieu sous la direction des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Au début du XX° siècle, lors d’une épidémie de peste, cet orphelinat est transformé en lazaret.

Entre temps, ce secteur devient le siège de plusieurs activités industrielles.

En 1877, dans les ateliers de la Pointe Chaleix, est effectuée la première fonte de nickel par Le Mescam, Carbonneau et Belet. La faillite de la banque Marchand entraîne la disparition de ces ateliers au moment où naît l’usine de la société Higginson-Hanckar et Cie qui fusionne en 1880 avec Jules Garnier pour constituer la Société Le Nickel (SLN).

En 1883 est créée une usine à gaz (d’où le nom donné à la petite vallée qui débouche sur la baie de l’Orphelinat) permettant d’alimenter les réverbères de la ville, allumés chaque soir, dès 1887. L’éclairage électrique inauguré en 1932 sonnera le glas de cette usine, peu appréciée des riverains et qui sera finalement démolie en 1937.

Le quartier abritera aussi, dans une maison qui existe toujours, une fabrique d’huile et de savon crée par les frères Laubeaux, transformée en 1906 en conserverie de viande pour l’orphelinat.  

Aujourd’hui… 

L’arrêt de l’activité industrielle, puis le déplacement vers l’île Nou (Nouville, de nos jours) de l’asile de vieillards comme on l’appelait à l’époque, et du dépôt de l’immigration a permis au quartier de l’Orphelinat de prendre, à partir de 1930, un caractère résidentiel qui n’a cessé de s’affirmer depuis.

Des installations de loisirs sportifs, tels que le port de plaisance, le cercle nautique calédonien (CNC), une galerie commerciale propice au shopping tout en offrant une moyenne surface d’alimentation, contribuent à l’animation de ce quartier du bord de mer. Le remodelage de la berge et du rond-point de l’Ancre de Marine, tout au facilitant la circulation dans ce secteur l’agrémentent d’une promenade comprise dans un vaste projet d’aménagements piétonniers permettant de relier les baies entre-elles et au centre-ville.
 Receiving 
Hier...

Avant de prendre son nom actuel, inspiré par la période américaine, ce secteur s’est successivement appelé « Plaine des Batailles » puis « quartier du Vélodrome ». La route qui relie l’Ancre de Marine et le Receiving a conservé ce nom qui évoque toute une époque.

Le quartier est intégré une première fois dans le périmètre de la ville en 1874 et, dans sa configuration actuelle, en janvier 1963.

Il reste en friche jusqu’à la création d’un vélodrome inauguré en 1895 par le gouverneur Feillet. Cet équipement est implanté sur un terrain offert par la mairie au « Véloce club calédonien » fondé quelques années plus tôt.

En 1942, le quartier se métamorphose avec l’arrivée des troupes américaines qui y établissent une base de l’US Navy et y installent une station radio (d’où le nom de « receiving station ». Une chapelle (placée plus tard sous le vocable de Sainte-Anne) y est également édifiée ainsi qu’un théâtre de plein-air de 1500 places.

À la fin de la guerre, cette ancienne base militaire américaine est reprise en gérance par la municipalité qui y loge plus de 500 personnes et y aménage une école. La station radio est affectée au service territorial puis à l’Office des Postes et Télécommunications (OPT) jusqu’en 1964.

Aujourd’hui… 

1972 donne le signal de l’urbanisation du quartier. En 1974 sont construits le dispensaire de la Cafat et l’école primaire Yvonne Dupont. En 1980 sont aménagés les courts de tennis municipaux du Receiving. Un peu plus tard l’OPT implante un central téléphonique satellite sur un terrain cédé par la municipalité. Entre-temps, sur les hauteurs du Receiving, a pris place l’église du Vœu érigée pour remercier la Vierge d’avoir épargné la Nouvelle-Calédonie durant la guerre du Pacifique (voir repères)
 Baie des citrons 
 Hier... 

Ce quartier s’est développé le long de la baie qui lui a donné son nom et qui s’est d’abord appelée baie du Styx.

Elle figure encore sous cette dénomination sur les plans dressés respectivement par Coursin et Barthès.

On ne connaît pas avec certitude l’époque à laquelle cette baie a pris son nom actuel, ni sur quels critères il lui a été attribué.

Le quartier de la baie des Citrons a d’abord été inclus dans le périmètre de Port de France en tant que secteur dénommé « L’Anse Bayonnaise et son bassin » par l’arrêté du 1er juin 1856, puis dans sa configuration actuelle, au périmètre urbain de Nouméa par l’arrêté du 31 août 1963.

Tout comme l’Anse Vata, ce quartier qui jouxte celui de l’Orphelinat n’est à l’origine qu’une plage bordée par la végétation. Un sentier escarpé permet de s’en rapprocher jusqu’à la Pointe Chaleix seulement. L’endroit est toutefois prisé par les habitants pour son calme et sa beauté. C’est là que se déroulent en 1865 sous la présidence du gouverneur Guillain, les premières courses de chevaux organisées en Nouvelle-Calédonie et dont le parcours emprunte les propriétés de MM. Tuband et Watton.

Bien plus tard, en 1931, sur un terrain aménagé par les condamnés dans la plaine de Rouvray, La Roussette, premier avion calédonien, prend son envol après s’être d’abord essayé à décoller sur la plage de Magenta. Durant la seconde guerre mondiale, l’état-major des forces américaines en Nouvelle-Calédonie installe une base d’hydravions à l’emplacement de l’ancienne fonderie, créée en 1875 par MM. Le Mescam, Charbonneau et Belet, à la Pointe Chaleix. La Marine nationale prend possession des lieux en 1951 et y transfère en 1956 le commandement de son unité basée en Nouvelle-Calédonie.

L’année suivante, la Marine récupère également l’îlot Brun qui est relié à la Pointe Chaleix en 1961 par une digue. De nos jours, environ six cents marins sont en poste à la base Chaleix où sont regroupées les unités qui composent la flotte. A proximité, est fondé en 1948, le Cercle nautique calédonien (CNC) qui gère le port de plaisance du même nom aménagé à l’emplacement de l’ancien wharf de la baie des Pêcheurs.

En 1986 est créée la SCI Port-Plaisance qui va donner naissance au Centre commercial et aux immeubles d’habitation alentours. En 1987, la clinique privée de la baie des Citrons est aménagée par un groupement de médecins dans les bâtiments d’un ancien hôtel.  

Aujourd’hui… 

De nos jours, ce quartier bordé par la promenade Roger Laroque, récemment réaménagée, est, avec l’Anse Vata, un des hauts lieux du tourisme nouméen, mais aussi de détente, de loisirs et de shopping pour les habitants de la ville. Son centre commercial regroupe de nombreuses boutiques, ainsi que des restaurants et des brasseries aux terrasses accueillantes.