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 Vallée du génie 
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Ce quartier est compris entre ceux du Centre-Ville, de la Vallée du Tir, de la Vallée des Colons et du Quartier Latin. La Vallée du Génie s’est d’abord appelée Vallée de la Houatimeboulou (Watimbulu), puis Vallée de l’Aventure, du nom d’une corvette à voile commandée par Du Bouzet en 1855. La baie qui s’ouvrait au pied de la vallée portait ce même nom. À cette époque en effet, la mer bordait l’actuelle place Bir Hakeim.

La Vallée du Génie devient en 1866, le jardin potager de l’infanterie de Marine jusqu’alors cultivé place des Cocotiers. À partir de 1870, à l’initiative de l’administration coloniale, l’espace se transforme radicalement. On y construit les bâtiments du Génie : caserne (1863), mess (1874), prison militaire, logements des officiers (1870).

La vallée prend alors son nom actuel. L’administration pénitentiaire y construit également un bâtiment, le long de la rue Jenner. Vers 1911 le quartier accueille les logements des ouvriers de l’usine des hauts fourneaux de la pointe Doniambo. Durant la seconde guerre mondiale, un camp militaire y est aménagé par l’armée néo-zélandaise pour les soldats préposés au déchargement des navires. Après la guerre, la municipalité y créé un lotissement réservé aux anciens volontaires.

Aujourd’hui… 

La Vallée du Génie est aujourd’hui un quartier résidentiel tout proche du Centre-Ville.

On y trouve plusieurs des bâtiments anciens cités plus haut, auxquels on ajoutera le tribunal militaire (1878) et le tribunal de la Marine (1875) ainsi que des maisons typiques des différentes époques de l’histoire de Nouméa.
  Artillerie  
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Ce quartier de l’Artillerie doit son nom actuel à l’implantation de la caserne de l’Artillerie de marine sur la pointe qui s’appelait encore « pointe Ouerendi » (ou « Nerendi ») en 1854 avant d’être dénommée « presqu’île Prévoyante ».

À plusieurs reprises, à partir de 1860, la Ville affecte, à titre gratuit, des terrains qu’elle possède dans ce secteur, à la direction de l’Artillerie pour permettre son développement. Un quartier d’artillerie doté d’un atelier des artifices, de magasins, d’écuries, d’un service vétérinaire, d’une forge, de logements et même de bains militaires, désormais reconvertis en petit port de plaisance, sont successivement construits. De même qu’un « polygone » dont l’emplacement est aujourd’hui occupé par le stade du Patronage laïque Georges Clemenceau (PLGC), inauguré le 21 août 1938).

L’extension se poursuit grâce à de nouveaux terrains attribués par la Ville ou rachetés à des privés et l’Artillerie finit par occuper toute la pointe, jusqu’à l’avenue de Wagram, où est implantée, à l’emplacement de l’actuelle Maison du combattant, la poudrière de l’Infanterie. La pointe est aussi équipée de feux signalant avec ceux de l’île Nou, en face, l’entrée de la rade, ainsi que d’une batterie de canons en son sommet. Les différents bâtiments et installations édifiés jusqu’en 1905 sur cette pointe sont construits par les militaires eux-mêmes, par des condamnés du bagne et des civils.

Au tournant de XX° siècle, la tendance s’inverse avec la restitution à la Ville des terrains occupés par l’Artillerie. Les terrains désaffectés sont loués avec leurs infrastructures. C’est ainsi qu’en 1913, le collège colonial qui va prendre le nom de collège Lapérouse s’installe dans l’ancienne caserne Bonnier construite au début des années dix-huit cent soixante-dix. Il y demeurera jusqu’à l’entrée en service en 1966 du lycée Lapérouse composé d’un premier corps de bâtiment, l’Astrolabe puis, en 1990, d’un second, La Boussole.  

Aujourd’hui…  

A son caractère militaire d’origine, puis à sa vocation scolaire, ce quartier qui s’inscrit entre la baie de l’Orphelinat et le quartier de l’Artillerie Nord compris entre l’avenue Carcopino et la baie de la Moselle, ajoute désormais à sa physionomie d’ensemble une touche résidentielle avec l’implantation d’immeubles de standing en contrebas du Lycée technique et du lycée professionnel commercial hôtelier et de son restaurant d’application Auguste Escoffier.
 Nouville 
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En 1854, Nouville s’appelait encore île Dubouzet. James Paddon, navigateur et négociant anglais l’avait achetée quatre ans auparavant au chef Kuindo pour y implanter un comptoir d’exploitation du santal, du trépan, de la nacre, de l’huile de coco, ainsi qu’un élevage.

Peu à peu le comptoir Paddon se transforme en un véritable village avec des habitations, des entrepôts, une scierie, des ateliers de construction navale, des forges, des parcs à bestiaux, des fours à chaux, des boucheries…Paddon traite ensuite avec les Français lors de leur arrivée en 1854. En 1857, l’administration des Domaine lui rachète sa propriété.

En 1864, l’Administration pénitentiaire s’y installe et accueille les premiers convois de transportés. Les condamnés sont employés à la construction du pénitencier-dépôt de l’île Nou. En 1897, le gouverneur Feillet fait cesser l’arrivée des convois de condamnés et le bagne se vide peu à peu. Les derniers déportés et transportés sont réunis à l’île Nou en 1908.

En 1930, les bâtiments de la pénitentiaire sont en partie détruits et les pierres qui les composent sont utilisés pour consolider les quais de Nouméa.

En 1939, l’île Nou abrita les installations de la compagnie aérienne Pan Américan Airways. Durant la seconde guerre mondiale, l’île fut choisie comme base pour les hydravions par l’état-major des forces américaines stationnées en Nouvelle-Calédonie.

La municipalité prend l’initiative de relier l’île Nou à la Pointe Lambert. Le projet devient réalité en mars 1974, lors de la construction du port autonome.

De son passé l’île Nou a conservé de nombreuses vestiges : ceux du bagne, de la « ferme nord » dans l’anse Kuendu, ceux de Fort Tereka (plusieurs autres collines de Nouville sont surmontées d’installations militaires), les bâtiments anciens du camp Est, en particulier la chapelle…  

Aujourd’hui… 

La presqu’île de Nouville est devenue un lieu d’activité industriel et artisanal dans le cadre d’une zone aménagée à cet effet et de la darse construite ces dernières années ; Ce secteur regroupe par ailleurs de nombreux autres équipements et organismes.

Ainsi dans le domaine de la santé : le CHS Albert Bousquet (anciennement hôpital du Marais), où se sont ouverts en 2007 de nouveaux locaux affectés au service de gériatrie et à la prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzeimer,  ainsi qu’un nouveau pôle administratif ; dans le domaine de l’enseignement, le département des Sciences et le département de Droit de l’université de la Nouville-Calédonie dont le campus a été modernisé et complété par un nouveau bâtiment ; le foyer des étudiants du Vanuatu ; le lycée Jules-Garnier ; le Centre spécialisé jeunesse de Nouville.

Ce vaste quartier regroupe également le service des Archives de la Nouvelle-Calédonie ; le Sénat coutumier ; le centre de formation de la Chambre des métiers ; le pavillon des expositions de la Chambre des artisans ; le Centre des télécommunications par satellite de France Cables Radio Nouvelle-Calédonie ; le Théâtre de l’Île, le musée de l’histoire maritime, le centre de détention (camp est).
 Centre ville 
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Nouméa, pas plus que Paris, ne se sont faits en un jour. C’est particulièrement vrai pour le grand Centre-Ville qui au fil des ans s’est étendu jusqu’au Quartier Latin et au bas de la Vallée du Génie.

Le centre de l’administration du chef-lieu de Fort de France, premier nom de Nouméa s’est d’abord développé autour du premier fort militaire, Fort Constantine, édifié à l’emplacement du CHT Gaston Bourret. Il ne s’est étendu par la suite qu’au prix d’incessants travaux d’arasement (butte Conneau) et de remblaiement pour gagner sur les marécages et la mer.

La physionomie du Centre-Ville actuel se dessine dès 1855 avec la mise en œuvre du plan dressé par un chef de bataillon du Génie, Paul Coffyn (qui laissera son nom à la colline surplombant le Quartier Latin). Ce plan trace un Centre-Ville au carré avec des rues qui se coupent parallèlement ou perpendiculairement à l’axe qui se dessine entre le sémaphore et la colline qui prendra plus tard le nom de Mont Coffyn.

Dès lors, L’urbanisation s’intensifie avec la construction :
- De bâtiments civils : Messageries maritimes (1885), docks sur les quais, commerces principalement concentrés au début rue de l’Alma ;
- De bâtiments administratifs : locaux et logements de l’administration pénitentiaire ;
- D’édifices religieux : Eglise Sainte Clotilde (construite en 1858 et détruite par un incendie en 1890), Evêché (1879), Temple protestant (1890), Cathédrale Saint-Joseph (1887)
- Bâtiments militaires : hôpital militaire (1870, dénommé plus tard « hôpital colonial » avant de devenir le CHT Gaston Bourret)

Vers la fin du XIXème siècle, le rythme auquel le Centre-Ville se développe est plus rapide que celui des travaux d’assèchement permettant de conquérir des espaces constructibles. On se tourne alors vers les faubourgs qui connaissent une forte extension. Peu à peu le Centre-Ville trouve son équilibre autour de son cœur actuel, la place des Cocotiers. Autour de cet espace jadis occupé par les marécages, s’installent progressivement services administratifs et commerces, sans oublier la banque Marchand (1873-1877) dont le bâtiment est racheté par la municipalité en 1880 pour y installer la mairie de Nouméa, avant qu’il n’accueille en 1996, le Musée de la Ville.  

Aujourd’hui…

Le Centre-Ville concentre ainsi de nombreux édifices intéressants du point de vue de l’histoire de la Ville tels que l’école du Sacré-Cœur (1876, ancien hôtel du directeur de l’Administration pénitentiaire), la résidence du général commandant les Forces Armées (1876), le Haut-commissariat de la République, l’ancien Evêché (1879), les anciens locaux du quotidien La France Australe, la gendarmerie Meunier (1875), la minoterie Morgan (1892), le magasin Ballande (1883)…

Le quartier du Centre-Ville est en fait lui-même constitué de plusieurs « quartiers » empreints de leur personnalité propre, qui font sa diversité. Ainsi passe-t-on du quartier de la place des Cocotiers au quartier asiatique, au quartier du marché municipal, au quartier de la poste, au quartier des banques voisin du Quartier Latin…

Ces dernières années le Centre-Ville a gagné en agrément avec l’aménagement de la place Feillet, de la place Courbet, de la place de la Marne et du square Olry, qui constituent la grande place des Cocotiers ; avec la création de plusieurs espaces verts urbains, de petites places, de parcs de stationnement… Les travaux de voirie se sont poursuivis en vue de faciliter la circulation des piétons et des automobilistes. Le Centre-Ville est appelé à évoluer au cours des prochaines années et à devenir encore plus attractif.
 Quartier Latin 
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Le Quartier Latin est l’un des plus anciens de Nouméa. Il tient son nom de sa situation de l’autre côté des marécages par rapport au Centre-Ville, ce en référence au quartier Latin de Paris séparé du centre de la capitale par la Seine.

Ce quartier s’est développé au fur et à mesure que l’on gagnait sur les marécages. Les travaux de remblaiements du marais qui subsistaient entre la rue de Sébastopol et la Place d’armes ont été achevés en 1882. Ces travaux qui avaient pour premier objectif l’assainissement de la cité se sont poursuivis par étapes jusqu’en 1991, avec l’achèvement du front de mer et de la marina de Port Moselle.

C’est ainsi qu’en 1908 de nouveaux remblais ont été réalisés rue de Sébastopol à la demande des riverains qui se plaignaient des odeurs nauséabondes à marée basse, en 1932, avec le remblaiement de la baie de la Moselle entre la rue Sébastopol et la rue Foch, puis en 1975 de la rue Foch jusqu’au prolongement de la rue Clémenceau.  

Aujourd’hui… 

À l’image de son homonyme parisien, ce quartier possède une identité bien à lui. En dépit de l’accroissement notable de la circulation dans ce secteur comme dans toute la ville, ses rues se prêtent à la flânerie et au shopping.

Il abrite encore de belles maisons anciennes. Depuis quelques années il connaît un regain d’activité avec l’extension et le développement du marché municipal, l’implantation de plusieurs commerces, la disparition des îlots vétustes, la rénovation des demeures.