Options avancées

Développement selon des modes de production et consommation responsables

Comment produire et consommer de façon responsable dans un contexte insulaire et dépendant du nickel ?

Etat des lieux établi en 2011

  • Un modèle économique structuré autour du nickel et de financements métropolitains, ressources potentiellement non pérennes
  • Un développement économique dépendant de la stabilité institutionnelle du pays
    --> Enjeu : le maintien de la cohésion sociale (facteur de stabilité) et de 
l’attractivité économique de la Ville
  • Une économie peu « durable »
  • Un manque de dispositifs incitatifs et de très nombreux interlocuteurs (mono-entreprises majoritaires)
    --> Enjeu : la responsabilisation de l’ensemble des acteurs du développement économique au développement durable
  • Une réflexion peu lisible sur les choix d’aménagement de ZAE
  • L’absence de gestionnaire en charge de ces zones d’activités
    --> Enjeu : l’émergence d’une gouvernance pour l’aménagement et la gestion des zones d’activités
  • Une situation apparente de quasi plein emploi qui doit être nuancée (certaines populations n’étant pas comptabilisées dans l’indicateur)
  • Une certaine inadéquation des formations aux besoins des employeurs
    --> Enjeu : l’adéquation des formations aux besoins des employeurs

  • Une consommation orientée sur des produits d’importation, lointains
  • Peu de marchés de proximité permettant de rapprocher les producteurs des consommateurs
    --> Enjeu : la responsabilisation des consommateurs dans un contexte de vie chère

Consultez :

La plaquette "Graine, agir et innover pour l'environnement" - Source : L'agence française de développement
La démarche du chantier vert - Source : Site internet de l'ADEME

Le programme local de prévention des déchets (PLPD)

La réduction des déchets

La prévention peut se résumer par l’adage « le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ». Elle regroupe l’ensemble des actions situées en amont de la collecte des déchets. Un tiers des déchets ménagers pourrait être évité par l’adoption des gestes de prévention, tels que le compostage, le réemploi ou la réduction des emballages.

La prévention couvre aussi bien l’aspect quantitatif (réduction de la quantité de déchets) que l’aspect qualitatif (réduction de la nocivité des déchets).

Le PLPD, adopté en septembre 2013 est l’une des 83 actions qui composent l’agenda 21 de la Ville de Nouméa. Décliné en six axes stratégiques, il a pour ambition de réduire de 7 % à l’horizon 2018 la quantité de déchets résiduels. Ils représentent actuellement de plus de 28 000 tonnes, soit une réduction de 20 kilos par habitant par an en 5 ans.

Par la réduction à la source des déchets et le développement d’un réseau de points d’apports volontaire de recyclage, cette démarche communale de modernisation de la gestion des déchets, s’intègre dans une dynamique territoriale plus large.

Ainsi, la prévention est le premier principe directeur du schéma provincial de gestion des déchets, adopté par l’assemblée délibérante en novembre 2012. La nouvelle version du code de l’environnement provincial intègre les notions de prévention et de réemploi à l’article 421-1. A l’échelle Européenne, la prévention est également classée comme la politique prioritaire à mener par la règlementation.

Un diagnostic territorial a été réalisé à l’échelle de la commune en 2013.

Des animations sur la prévention sont effectuées dans les écoles (opération écoles vertes, 10 260 élèves de 590 classes sensibilisés à la réduction et au tri des déchets) ainsi qu’en direction du grand public (stands d’information lors de 10 manifestations, soit 900 personnes sensibilisées).

La Ville de Nouméa promeut l’écoconsommation par la diffusion d’écocups et de gourdes remplaçant les verres jetables et les bouteilles d’eau.
Exemplaire, elle a installé des poubelles de tri dans ses locaux.
D’autres actions phares du projet seront lancées en 2015 à l’instar des foyers témoins.

Le recyclage

La Ville a installé, en décembre 2013, un réseau de 32 points d’apport volontaire destiné à collecter les journaux, revues, magazines (bornes bleues) et les canettes (bornes jaunes). Depuis leur installation, ce sont plus de 150 tonnes de déchets qui ont été collectées. La Ville étudie la possibilité d’étendre le dispositif des points d’apport volontaire à la collecte du verre. Un déploiement du nombre de colonnes sera à l’étude à partir de l’année 2016.
Elle a également installé des bornes de collecte de textiles permettant au grand public de déposer leurs dons de vêtements en dehors des heures d’ouverture des associations (plus de 50 tonnes de déchets détournées).

Les partenaires du PLPD

Dans le cadre de son Schéma Provincial de Gestion des Déchets et de son accord cadre avec l’ADEME (2012-2016), la province Sud accompagne financièrement la Ville dans la mise en oeuvre du PLPD. Pour l’année 2014, le soutien de la province Sud s’élève à 11,66 millions de F, soit 46 % du budget prévisionnel du PLPD. Sous réserve de l’atteinte des objectifs annuels, ce partenariat financier pourrait être renouvelé jusqu’au terme de l’accord cadre liant la province Sud et l’ADEME, soit en 2016.

La réussite d’un tel programme ne peut se faire sans la mobilisation des différents acteurs du territoire. En 2014, des partenariats ont été initiés avec les associations caritatives pour développer le réemploi. En 2015, d’autres partenariats seront recherchés, notamment autour du développement du compostage.

Chiffres clés

Pour les sources des chiffres cités, merci de vous reporter à l’état des lieux complet

  • 166 milliards : dépenses de l’Etat en Nouvelle-Calédonie (2007), soit plus de 20 % du PIB
  • 10 % du PIB : poids du nickel hors activité économique créée indirectement
  • 25 444 entreprises sur Nouméa dont 76 % n’ont pas de salariés
  • 5 à 8 % de taux de chômage à Nouméa, 23 % à Tindu et Montravel
  • 1/3 des nouvelles offres concernent des métiers pour lesquels le nombre de demandeurs est inférieur au nombre d’offres (juillet 2010 à juin 2011)