Présent sur près de la moitié du territoire (quatorze sur trente-trois communes), le scarabée rhinocéros (ou Oryctes rhinoceros) représente une menace pour la biodiversité calédonienne. Ce ravageur s’attaque aux cocotiers et à certains palmiers (notamment ceux endémiques) et peut provoquer leur mort.
Si son éradication à l’échelle de la Grande Terre n’est plus envisageable, une gestion à long terme et des bonnes pratiques sont préconisées par la direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (Davar) du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, pour limiter au maximum sa propagation et les dégâts sur la végétation.
Bien gérer les déchets verts et les composts
Les déchets végétaux mal gérés constituent des lieux de ponte privilégiés pour le scarabée rhinocéros. C’est pourquoi, il est recommandé de faire évacuer régulièrement ses déchets verts. Pour ce faire, la ville de Nouméa met en œuvre :
- quatre enlèvements à domicile gratuits par an et par foyer (dans la limite de 2m3 par passage). La prise de rendez-vous s’effectue au 050 060 (numéro vert) la veille de la collecte après 16 heures ou le jour même avant 6 heures ;
- le dépôt gratuit de déchets verts dans l’une des trois déchetteries de Nouméa ouvertes 7j/7.
Surveiller cocotiers et palmiers
Une observation régulière permet de détecter les signes de sa présence. Des feuilles taillées en forme d’arête ou des trous à leur base en sont des exemples.
En cas de présence avérée du ravageur, le système de piégeage “seau”, pourvu d’une phéromone à base d’oryctalure, est recommandé pour détecter et capturer une partie des spécimens adultes.
Ne pas déplacer de végétaux
Le transport de végétaux (plants avec substrat, déchets végétaux, compost, paille, etc.) peut contribuer à la dissémination du scarabée sur le territoire. Il est donc préconisé de ne pas transporter de produits issus de zones infestées vers des zones indemnes.
De même, il est important de détruire les spécimens vivants capturés et d’enfouir ou de composter les déchets verts dans la zone infestée.
En adoptant ces gestes, chacun peut contribuer à la protection de l’environnement et du patrimoine végétal de la Nouvelle-Calédonie.